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Composer of contemporary chamber music   and opera and certified master of the Japanese shakuhachi flute Jeffrey Lependorf cites an insightful incident he had with iconoclastic composer John Cage that reveals much about typical misconceptions about what is right and what is wrong in music and art. Lebendorf wanted Cage to clarify his vague instructions for a theater piece he was assigned to assist a choreographer to prepare. But Cage insisted, kindly enough, that “everything is in the instructions.” After the performance of this piece, and following the standing ovation, Lependorf asked again Cage for his opinion, and Cage, typically but again, kindly enough, answered that he “did everything wrong.”

Back to the present. Lependorf’s collaboration with idiosyncratic guitarist and composer in avant-jazz and New Music Scott Fields does not bother itself with questions about what sound right or wrong. All sounds are beautiful, as Cage once said, and these two masterful and resourceful musicians do not attempt to replicate any form of new world music or new-agey, meditative kind of interplay (as the Shakuhachi is associated with the Zen school of Buddhism), or to follow any familiar concept.

The two musicians suggest how innovative and original music of the 21st century can sound. Music that patiently, almost methodically, explores new timbres and sonic options; uses silence as basic element; is compassionate but never sentimental, gifted with dark humor but not emotionally detached; and always demonstrating deep listening and careful sensitivity to the the most fragile qualities of the music making process and and its immediate options.

The improvised pieces “Objects in Relation to Other Objects” and “The Politics of Solitude” are masterful expressions of the high art of these two musicians. Music that is comprised from brief, abstract and subtle articulations, loosely connected, but eventually accumulate to profound, mesmerizing pieces. The intimate, chamber interplay on “Oh yes” and “Tip bloused” is simply timeless with its thoughtful references to classical, contemporary and East-Asian music. The surprising cover of John Coltrane’s “Naima” is a moving tribute to the great master, performed with deep emotional gratitude but without reverence, wisely sketching this timeless classic.

Unique masterpiece. — Eyal Hareuveni,   All About Jazz



Shakuhachi flute music combined with   a new music-avant jazz sensibility? Yes, that’s pretty much what Everything is in the Instructions (Ayler 135) is all about. Scott Fields is on what sounds like a semi-amplified hollow body electric guitar; Jeffrey Lependorf is on shakuhachi. There is a fine-line between the pre-composed and the improvised on most of this album. They flow together seamlessly. Five have Scott Fields’ compositional frameworks; two are framed by Jeffrey Lependorf; and there is a version of Trane’s “Naima”.

Scott’s guitar work has real originality to it. He may play with straight tuning, or alter it via a prepared guitar with objects placed between and onto the strings, but in any case what he plays has outside flow that acts like a musical fingerprint — it is his very own playing going on. Jeffrey channels traditional Japanese shakuhachi style (no mean feat) into a pretty brilliant amalgam of sound tradition and modern phraseology-harmonic expansion.

The music requires concentrated listening, then pays off with a new sort of contemplative outness.

There is nothing quite like it out there. You really should hear it!

Unique masterpiece. — Gregory Gapplegate,   
Gapplegate Guitar and Bass Blog



Ceux qui eurent déjà l'occasion   d'entendre un album de Scott Fields seront sans doute bien étonnés de cet enregistrement. En effet le guitariste n'a pas à proprement parler une réputation d'économe. Son jeu consisterait même le plus souvent à placer à tout prix une note là où le silence eut été de rigueur. Or, en présence du joueur de shakuhachi Jeffrey Lependorf, c'est un tout autre musicien qui semble s'adresser à nous. Pour commencer, l'homme s'est muni d'une guitare classique avec laquelle il s'interdit de facto toute forme de nuisance sonore comme cette propension à débouler le long du manche qu'il montrait par exemple auprès de Jeff Parker, Thomas Lehn, Mathias Schubert ou Hamid Drake. De plus, l'exercice même du duo privant le soliste de tout autre soutien harmonique, Fields est amené à se plier aux exigences du rôle et à se concentrer sur la construction d'accords évidents ou savants, reliés parfois de single notes éparses mais indispensables. Ainsi avons-nous affaire à un instrumentiste sous contrôle qui, moyennant quoi, saisit sa chance entre le pouce et l'index et nous gratifie d'une dentelle délicate parfaitement adaptée au jeu de son partenaire. Outre son engagement dans la composition de musiques de chambre ou d'opéras contemporains, Jeffrey Lependorf est donc un spécialiste de ce shakuhachi qui, depuis des lustres, exerce une véritable fascination sur les musiciens occidentaux. Ne citons pour mémoire que Steve Lacy, qui effectua le voyage jusqu'au Japon afin de rencontrer l'un des principaux maîtres en la matière (et se faire engueuler parce qu'il fumait), ou Ned Rothenberg, qui au cours des trente dernières années donna plusieurs centaines de concerts solo sur la fameuse flûte de bambou à embouchure libre.

Guitare classique, instrument ethnique : le risque était grand pour le duo de s'égarer dans une esthétique new age de bon aloi. Or, ce n'est absolument pas ce qui se passe ici ! De fait, nous assisterions plutôt à une représentation poétique au cours de laquelle la flûte figurerait un personnage et la guitare un paysage, la première explorant l'horizontalité sinueuse de sa trajectoire quand la seconde plante les verticales d'une végétation suffisamment aérée pour que l'on puisse s'y déplacer. Entre clusters et arpèges égrenés, le souffle se glisse au plus près des cordes, profite de leur vibration pour étendre sa propre résonance au plus lointain environnement. La mélodie s'infiltre, légèrement voilée, cherche sa direction puis musarde en chemin, s'arrêtant quelquefois pour contempler la courbe d'un feuillage, la texture d'un bosquet… Pourtant, malgré l'apparente sérénité de cette balade buissonnière, un étrange lyrisme sourd des méandres exhalés, comme au plus silencieux d'une tragédie les prémisses du danger peuvent se lover dans l'attente du fracas meurtrier. Ce n'est d'ailleurs que dans cette tension évoquant la puissance dramatique du Nô que le duo rejoint parfois le Japon et sa violence originelle. Car pour ce qui est de guetter une quelconque influence traditionnelle, les plus soupçonneux en seront pour leurs frais. Nous sommes ici dans l'élaboration d'un langage double qui soigne l'articulation de son vocabulaire, de sa grammaire et de sa syntaxe avant de se lancer dans la certitude du moindre propos signifiant et c'est en cela que le temps s'avère le meilleur allié de ces deux linguistes du son capables de suggérer l'émotion avant que ne s'impose le sens. Le dire est lui-même si loin de leurs préoccupations que l'on serait bien incapable de discerner l'écrit de l'improvisé, le préalable de l'instantané.

Aussi, lorsque vient le dernier titre et que l'on est bien obligé d'admettre que tout cela est fini, à moins de remettre sur le métier l'ouvrage, l'étonnement est d'autant plus grand de reconnaître l'un des plus beaux thèmes de Coltrane et du 20ème siècle, le merveilleux "Naïma" dont les accents résonnent alors avec une telle évidence qu'on le jurerait composé pour Fields et Lependorf et que l'on doute même de l'avoir déjà entendu. Le guitariste qui, durant la majeure partie de l'album, architecturait l'intelligence de progressions harmoniques tangibles s'inscrit délibérément dans la suggestion, dissimulant les accords derrière un enchaînement de notes spécifiques et, pour la première fois sans doute, le flûtiste s'abandonne à une forme d'expressionnisme farouche, libérant le lyrisme contenu des plages précédentes pour mieux exalter la transe coltranienne et métamorphoser les estampes minimalistes en une abstraction baroque irradiant la ferveur créatrice. — Joël Pagier,    ImproJazz



Sous antienne empruntée à John Cage   ("Tout est dans les instructions"), le guitariste chicagoan Scott Fields (autodidacte proche des conceptions de l'AACM) entraîne Jeffrey Lependorf, compositeur de musique de chambre et praticien émérite du shakuhachi (flûte en bambou, usuellement réservée au répertoire traditionnel japonais) dans l'étrange périgrination de huit pièces dominées par l'improvisation et l'onirisme. Les langueurs et nappes méditatives d'une musique qui pourrait être ailleurs étiquetée new age ménagent des espaces suspendus, qui peuvent, selon l'humeur, susciter l'émotion ou irriter, à la mesure de l'extraordinaire capacité fédératrice du jazz. — Christian Larrède, JazzNews



Le duo que forment le   guitariste Scott Fields et le flûtiste Jeffrey Lependorf est à bien des égards fascinant. D’une part parce que l’association d’un musicien issu de la scène avant-gardiste de Chicago ayant évolué dans l’entourage des défricheurs de l’AACM et d’un compositeur touche à tout spécialiste du shakuhachi (flûte traditionnelle japonaise en bambou) est inattendue, et d’autre part parce que ces deux personnalités trouvent une drôle de manière de jouer ensemble, basée sur un contraste fort en terme d’approche musicale et de conception de l’improvisation.

Lependorf développe un jeu fait de phrases étendues en forme d’incantations dénuées d’aspérités mettant en exergue une tendance naturelle à faire jaillir de sa flûte des accents musicaux du pays dont elle est originaire. Comme la musique en elle-même n’a rien de « japonisante », cela se traduit par une jolie couleur de voix, un souffle serein et dépaysant sublimé par une impeccable prise de son. Aux antipodes de cette horizontalité et des ces progressions tranquilles, Scott Fields joue lui d’une manière beaucoup plus accidentée, avec un tout autre rapport au silence. La où le flûtiste empli l’espace de rubans mélodiques chauds et apaisants, le guitariste voit en ce volume un vaste champ d’expression propice à la mise en place d’un propos où se succèdent d’innombrable gestes musicaux alternés avec des intervalles laissés inexploités. Ses phrases sont plus courtes, plus incisives, avec des jeux de lumières harmoniques et des fulgurances étrangères aux à-plats de Lependorf. Tous deux cultivent avec le silence une relation privilégiée. L’un l’effleure et le cajole tandis que l’autre le bouscule et le sculpte en y disposant des éléments architecturaux, sans en altérer l’importance ou la beauté. Ils le manient avec précaution car ils connaissent sa valeur.

J’entretiens, à l’égard de ces rencontres en un sens déroutantes, une vraie fascination car la magie qui lie ces approches sur le papier difficilement conciliables reste pour moi un grand mystère. Il se trouve que Everything Is In The Instructions est un bel exemple de rencontre réussie. Aucun des deux musiciens ne tire la couverture à lui. Non pas que j’envisage l’hypothèse d’une quelconque volonté d’accaparer la musique de la part de l’un ou de l’autre, mais ce dialogue équilibré s’avère être une évidence puisque de leur complémentarité, les deux musiciens tirent le meilleur en proposant des compositions ou reprises (magnifique version du « Naima » de Coltrane) à la fois envoûtantes et sophistiquées, laissant à l’auditeur le libre choix de s’abandonner à une écoute détachée ou de parcourir ces structures faussement simples où se multiplient les passerelles entre écriture et improvisation.

L’alliance de la guitare acoustique aux cordes de nylon et du shakuhachi confère à cet enregistrement une sonorité organique qui est un parfait vecteur pour ces conversations intimistes. La plastique comme l’intention forcent le respect, et c’est en faisant fi de toute concession que les deux hommes trouvent la plus juste manière de s’enrichir mutuellement. Trouver avec ce parti prit une telle cohérence est une gageure. Au risque d’aller à l’encontre du titre, il me semble que ça, ce n’est pas écrit dans les livres. — Olivier Acosta, Mozaïc Jazz



Ahhhhh… Gorgeous studio session between   Jeffrey Lependorf on shakuhachi and Scott Fields on classical guitar. Zen free improvisations marvelously pairing anstraction and melodicism. Lependorf handles the shakuhachi (a traditional Japanese flute) with much grace, working tradition and innovation into his playing. And Fields finds the way to respect the spirit of this divine instrument while staying true to himself. The CD concludes on a wonderfully free and aerial rendition of Coltrane’s “Naima.”

Ahhhhhh… Splendide session studio entre Jeffrey Lependorf au shakuhachi et Scott Fields à la guitare classique. Des improvisations libres feutrées, alliant merveilleusement abstraction et mélodisme. Lependorf manie le shakuhachi (flûte traditionnelle japonaise) avec beaucoup de grâce, alliant dans son jeu tradition et innovation. Et Fields trouve le moyen de respecter l’esprit de cet instrument divin tout en demeurant lui-même. En finale, une interprétation très libre, incroyablement aérienne de “Naima” de Coltrane. — François Couture, Mr. Délire's LD



Lependorf is a composer of   chamber music and opera intent on breathing new life into the Japanese shakuhachi. In these fragile duets with guitarist Scott Fields, you can hear him seeking to transcend the limits of the primitive instrument in a similar fashion to Yusef Lateef’s experiments with the Chinese globular flute The shakuhachi has a thin, haunting timbre — like breath made barely manifest — which Lependorf bends and manipulates with concentrated and deeply focused overblowing. But, for all his efforts (and it really does sound like hard work), he still delivers a largely one-dimensional song. Playing the more versatile acoustic guitar, Fields forays into delicate classical flourishes, deftly placed, tentative harmonics and hits of flattened minors around which Lependorf floats like a lost and disembodied soul. — Daniel Spicer,   The Wire



Depuis plusieurs années, à intervalles   réguliers, les sorties du label Ayler Records s’apparentent à un cabinet de curiosités qui offre à des têtes chercheuses, des musiciens atypiques ou transgenre la possibilité de se rencontrer et d’échafauder un dialogue en toute liberté, voire de creuser de nouvelles pistes. Avec Everything Is In The Instructions, ce sont le guitariste Scott Fields et le compositeur de musique contemporaine Jeffrey Lependorf qui empruntent ensemble un chemin de traverse ; spécialiste des flûtes de bambou asiatique, et plus particulièrement de la vénérable shakuashi, c’est en instrumentiste célébré dans le monde entier, et même dans l’Espace (sa flûte a été jouée à bord de la station Mir, rien de moins) qu’intervient ici Lependorf. Le titre de l’album, lui, vient d’une anecdote qui a valu à Lependorf les reproches de John Cage : comme il lui demandait de clarifier les instructions qu’il avait données pour son Theatre Piece, le maître lui répondit sèchement que tout s’y trouvait déjà— puis lui reprocha, après une représentation triomphale, d’avoir tout fait de travers.

C’est dans cette mitoyenneté fugace entre la méthode et l’intuition que se déroule l’échange entre les deux musiciens. La flûte en bambou module de lentes variations monochromes que la guitare acoustique éraille avec soin. Fields est coutumier de ces conciliabules minutieux avec d’autres instruments, que ce soit le théorbe de Stephan Rath (What We Talk, 2010) ou les anches de Mathias Schubert (Minaret Minuets, 2011). Si l’on peut parfois rester perplexe sur la mécanique parfois répétitive de ses morceaux («Terror Babies»), ceux signés par Lependorf, notamment le pénétrant «The Politics of Solitude», sont de remarquables numéros d’équilibriste. Véritable architecte, il joue, sans jamais tomber dans l’ornière de l’orientalisme New Age, avec la riche histoire de son instrument et il aménage avec clarté les espaces qui, entre les deux instruments, donnent du relief au silence.

Ces deux musiciens habitués de l’urgence trouvent dans la pondération une autre manière de tanguer sur le fil ténu de l’improvisation («Objects in Relation To Other Objects»). En toute fin d’album, le duo se lance dans une reprise aux allures célestes du «Naima» de Coltrane. La flûte s’empare de sa dimension mystique, dont les douces chimères s’évaporent à mesure que les notes s’égrènent. La spiritualité de l’original trouve, dans cet échange organique entre souffle et cordes, un biotope idéal. A lui seul ce morceau donne envie d’assouvir une douce curiosité. Qui est, en musique comme ailleurs, le plus charmant des défauts. Ou la plus piquante des qualités— Everything Is In The Instructions! — Franpi Barriaux,   Citizen Jazz



Als in diversen Rezensionen bekennender   Bewunderer des Komponisten, Gitarristen und Wahl-Kölners aus Chicago behauptet yours truly: Das musste ja so kommen. Und dass es so gekommen ist, ist ein Segen: Scott

Fields’ hinreißend schönes musikalisches Tete-a-tete mit dem in New York lebenden Komponisten, Flötisten und Shakuhachi-Spieler Jeffrey Lependorf. Mit ihren Zen-Seelen sind die zwei wie füreinander geschaffen. Seit 1964, als Tony Scott seine „Zen Meditation“ -LP vorlegte und die Jazzwelt zu völlig neuer Besinnung brachte, mag man Hosan Yamamotos Shakuhachi, die klassische japanische Bambusflöte, assoziiert haben. Fortan wird man bei „Shakuhachi“ auch (oder nur noch) an Jeffrey Lependorf denken, notabene den, der mit Scott Fields im Duo eine unendlich schöne Platte gemacht hat, eben diese, deren Titel an eine Episode aus Lependorfs Lehrjahren bei John Cage anspielt.

Damals also Koto, heute Gitarre. Ob er wie 2010 im Duo mit dem Tenoristen Matthias Schubert die „Minaret Minuets“ aufnahm oder ein Jahr später das 24-köpfige Multiple Joyce Orchestra dirigierte — es macht keinen Unterschied: Scott Fields ist unter den wenigen Gitarristen/Komponisten von Rang der poetischste, reinste, sensibelste Schöpfer musikalisch feinster Pinselstriche, dessen Musik immer erinnert an die makellose, sinnstiftende Schönheit chinesischer Ideogramme. Seine musikalische Poetik ist der des sinojapanischen Kulturraums so nah, dass das Get-Together mit Lependorf einfach stattfinden musste. Scott ist ein Gary Snyder der Musik.

Überraschend hier ist. dass es neben den fünf Fields- und zwei Lependorf-Stücken ein „Naima“ gibt, das mehr noch als die eigenen Stücke wie „Objects in relation to other objects“ oder, Zentrum des Albums, „The politics of solitude“ verdeutlicht, wie Scott musikästhetisch „tickt“. Coltrane wird nicht verbogen, nicht verhitscht. nicht verbalhornt; er wird gewissermaßen werktreu übertragen, auf die sanfte, behutsame, kluge, die schönste Seite der zeitgenössischen Avantgarde. Für sie steht Scott Fields. Und Jeffrey Lependorf. Garanten für ein Album, das man sein Leben lang nicht mehr vergisst. — Alexander Schmitz,   
Jazz Podium